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À la recherche de LA meilleure éducation

Apres 1 an à suivre régulièrement les articles des vendredi intello, plusieurs mois à me laisser tenter par quelques commentaires par-ci par-là, je prend enfin mon courage à 2 mains (et surtout le temps) pour ajouter ma modeste prose à l’édifice déjà énorme de point de vus. Pour cette première contribution, j’ai choisi un sujet qui me prend la tete le coeur depuis un moment : l’éducation ou bien comment essayer de faire au mieux avec nos petits moyens…

Quand j’ai commencé à lire les blogs de maman, quand j’ai commencé à écrire mon blog, j’étais déjà animée par l’idée d’essayer de faire au mieux, devenir la « Super Mum », m’instruire autant que je peux pour faire les « meilleurs » choix d’éducation pour Mon P’tit Bout. Cette phylosophie m’a permis de me positionner, je crois, parmis ces mamans qui essayent de répondre au plus pret aux besoins de leur enfant. J’ai lu récemment d’ailleurs qu’il y avait un nom pour ce type de parent « l’attachment parenting« . Leaticia en parle justement dans son article ici :

« La vision élargie de l’attachment parenting est d’élever des enfants qui, une fois adultes, seront dotés de grandes capacités relationnelles et capables d’empathie. L’attachment parenting exclue la violence comme mode éducatif, et ce faisant contribue à prévenir la violence dans l’ensemble de la société. »

Je dois dire que je me sens en harmonie avec les principes de ce cadre, meme si je n’ai pas pu avoir un accouchement naturel (par manque de connaissance à ce sujet, et par peur surement)  : allaitement, cododo, portage, présence. Pour moi répondre aux besoins de l’enfant est notre role de parent et je m’y attelle autant que je peux. Ceci passe par exemple par la découverte et la pratique de l’hni, mais aussi par la diversification menée par l’enfant (DME), par le refus du laisser pleurer, la communication non-violente (CNV) ou l’apprentissage sans punition ni récompense, sans utilisation du « non »…

À la recherche de la meilleure façon de faire, on se heurte souvent aux préjugés de notre entourage, à des lectures qui nous repulsent, à des discussions qui nous mettent hors de nous. En réalité, je crois qu’il est possible de trouver des sources et des justifications pour beaucoup de manières différentes d’éduquer. L’autre jours une amie de racontait que pour son premier enfant, elle s’était retrouvée assise entre des piles de livres pronant le maternage proximal, et d’autre justifiant le laisser pleurer et l’autonomie de l’enfant qui n’est pas porté constamment. Que choisir parmis toutes ces recettes ?

La meilleure éducation selon moi est celle de notre coeur. La meilleure façon de faire est celle qui te permet de dormir paisiblement la nuit, celle qui colle avec ta personnalité, celle qui te rend heureux en temps que parents. L’enfant n’en tirera que le positif, sentira ton amour tout au long du quotidien, et en sortira encore plus fort et armé pour la vie. Nous croyons tous avoir LA solution… C’est en fait notre solution. Celle qui s’adapte à notre vie, à notre couple parent-enfant.

De facon plus générale, nous cherchons tous ce qu’il y a de meilleur pour nos enfants, recherche subjective bien entendue. Dans cette recherche, nous sommes souvent amenés à reflechir aux apports des écoles classiques dans le contexte éducatif que nous cherchons à suivre depuis que nos bambins sont petits, par rapport à ces pédagogies alternatives. Parmi les plus connues je ne citerai que la pédagogie Montessori qui me semble proposer des situations d’apprentissage intéressantes à mettre en place. Par exemple des petits compartiments accessibles aux enfants pour ranger les jouets… Mais il y a bien d’autres écoles alternatives, comme les écoles Freinet ou Steiner pour ne citer qu’elles. J’ai été particulièrement marquée par les permières pages de ce livre intitulé Ces écoles qui rendent nos enfants heureux de Verdianni.

Pour moi cette introduction résume ce qui devrait etre l’essence des écoles : donner l’envie aux enfants et les accompagner, à leur rythme. Il y a tant de découverte à faire, de reflexion à avoir, de sagesse à trouver dans la vie! L’Ecole devrait en être le moteur, devrait animer cette curiosité innée, cet apprentissage de la vie.

Le plus dur en tant que maman c’est de laisser son enfant aux mains d’un étranger, sachant que celui ci n’a pas les meme valeurs peut etre, ou certainement une facon de faire differente. Quand j’ai appris qu’à la maternel les enfants étaient déjà étiquetés avec des visages qui souris ou s’attriste sur leur dessins, quand j’ai appris que les maitresses ne connaissaient pas toute la CNV, quand j’ai appris qu’il n’etait pas évident à l’école de respecter les rythmes des enfants en collectivités, que non, tout n’était pas parfait à l’école… j’ai eu envie de rester à la maison ! Il y a ce qu’on appelle l’ief, l’instruction en famille. Il s’agit d’instruire ses enfants à la maison, leur donner l’éducation sur laquelle ils pourront s’appuyer, à la maison, avec un rythme adapté, et des activités choisies, en petit comité. Je crois que si j’avais eu un autre style de vie, une vie où financièrement je n’aurai pas eu besion de travailler, je crois que je me serais lancée. Parce que la pédagogie et l’enseignement, c’est quelque chose qui me passionne. J’aurai du y reflechir avant de faire le pret de notre maison ! Nous installer dans une communauté, ce qui faciliterai bien des choses selon moi! Aujourd’hui d’autres systemes me sont passé par la tete, par exemple, l’instruction à plusieurs famille ! Mais il vsa falloir discuter longtemps avec le papa pour y arriver. Meme pour les écoles alternative mon combat n’est pas gagné. En effet: vaut il mieux amener un enfant dans une école où il sera encadré pour avancer à son rythme mais en rajoutant 1h15 de trajet en voiture à sa longue journee, ou aller dans l’école du quartier où il jouera avec des copains voisins, en espérant que la maitresse soit branchée CNV et péda alternatives, et que l’esprit de compétition n’y sera pas trop exarcerbée ?

Je finirai ma réflexion par quelques notes positives. Avant tout choix éducatifs, il est important que les parents réflechissent au type d’enfant qu’il souhaitent élever : un enfant généreux ? intelligent ? formater pour entrer dans un moule, pour aller à l’université, en compétition ? Autonome ? Sensible ? Affectueux ? Chaque parent devra beaucoup reflechir et travailler pour arriver à entrainer son enfant dans ces voies. Et aussi dur qu’on puisse essayer, chaque enfant restera au final lui-meme, et non ce que nous voulons en faire. Et meme si nous nous trompions énormément sur nos choix éducatifs, dans leur apprentissage, si nous prenons le temps de nous excuser profondemment pour nos erreurs, l’impact sur nos enfants sera moins important qu’on peut le penser. L’amour, l’affection et la sécurité compenseront presque toutes les erreurs d’éducation, c’est une question d’équilibre, de balance.

Il n’y a pas de secret, pas de meilleure éducation. Il y a des parents qui font au mieux, suivant leur coeur.

Une histoire atypique dont le résumé m’a récemment beaucoup touchée est celle d’André Stern. Le résumé de son autobiographie m’a vraiment donné l’eau à la bouche, un extrait :

 » il est possible de grandir heureux, d’être intégré socialement et d’acquérir savoirs et compétences multiples sans jamais aller à l’école ni être poussé par quiconque à apprendre quoi que ce soit. »

Je crois qu’il est possible d’être heureux et de trouver son équilibre peut importe les choix de nos parents. En tant que parent, si nous essayons de faire au mieux, l’enfant en tirera les forces qui lui seront nécessaire pour grandir, devenir lui, avec les valeurs qui nous sont propres et que nous jugeons importantes.

C’était ma contribution aux VendrediIntellos (si j’arrive à poster ca ! 🙂 )

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